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vendredi 9 septembre 2011

The secrets of Médéa

The famous Algerian actress, Biyouna, is interested in playing the role of Aunt Messaouda. Also, Sid Ahmed Agoumi, decided to accept the role of Zohra's father, and he has given us a letter of intent to facilitate the financing of the film. Ben Hamidou, a well established actor who works in Belgium, has expressed interest in playing a role in the film. The addition to our cast is very exciting for us because these actors are very experienced and well known throughout Europe and North Africa.

Biyouna


In late May, 2011, director, Daniel Julien, actress, Sonya Melha and director of photography, Vincent Vieillard Baron, traveled throughout Morocco in search of locations for all of the scenes that take place in Algeria. Morocco is being used in place of Algeria due to the difficulties of receiving permits. Also Morocco has a thriving film industry with qualified technicians and readily accessible film equipment rentals. Photos by Vincent Vieillard Baron.
Agoumi
Ben Hamidou

vendredi 19 août 2011

Dieudonné à Alger





Dieudonné s'est produit le 21 juillet dernier à Alger où il a interprété l'un de ses spectacles : « Mahmoud ».

Contesté en France et en Belgique où il fut accusé d'antisémitisme, j'ai trouvé là l'occasion de me faire une opinion qui ne serait pas directement induite par les médias.

Dieudonné est dérangeant, c'est incontestable. Il est politiquement incorrect, c'est le moins que l'on puisse dire ! Il a commencé son spectacle en nous rappelant l'impératif de la liberté d'expression et comment lui « artiste libre » on le boycottait parce que porteur d'une certaine vérité, celle qu'il ne faut pas crier très fort. D'ailleurs, sous les acclamations nourries du public, il lança : « la vérité tout le monde s'en fout, c'est le mensonge qui fait tourner le monde ». Il nie être antisémite (personnellement je comprends mal comment il a pu se réveiller un jour antisémite après avoir connu une telle complicité avec Elie Semmoun ! ). Il est antisioniste, le dit et le revendique, ce n'est pas un crime mais il l' affirme avec une telle virulence que ça laisse parfois perplexe. Desproges, en son temps, avait la même forme d'humour, il ne s'est jamais gêné d'évoquer tout à fait librement les juifs 1, les camps de concentration, les féministes, les arabes... Mais c'était les années 80, celles qui succédaient au renouveau sociétal amorcé dans les années septante par le mouvement de mai 68. A l'époque, il était même bien vu d'avoir des opinions dérangeantes, cela prouvait la bonne santé de la liberté d'expression et permettait aux artistes, comédiens, caricaturistes, chanceliers, d'avoir accès à tous les médias.

Chez Dieudonné donc, tout y passa : Les juifs et la Shoah furent ses thèmes de prédilections. Moi qui d'habitude a les zygomatiques plutôt faciles à dérider, j'ai trouvé certaines vannes très limites : « quand on écoute patrick Bruel et Enrico Macias on comprend que les allemands ont eu envie de construire des chambres à gaz »; Même si je ne suis fan ni de Bruel, ni d' Enrico Macias, je me suis sentie très mal à l'aise. Par contre, je partage cette idée de la mémoire sélective de l'Histoire et des historiens concernant les crimes contre l'humanité ( le massacre des indiens d'Amériques, l'esclavagisme, la guerre d'Algérie...). Chez Dieudonné il y a l'art et la manière, c'est la manière qui fait parfois défaut : un juif lui dit : « ma grand-mère est morte dans un camp de concentration après avoir été déportée » il lui répond : « je m'en fout de ta grand-mère, je lui pisse dessus, la mienne est morte sous une bombe au napalm larguée par les français au Cameroun ! ». Voilà le style de Dieudonné, celui d'un ado rebelle qui dénigre la souffrance de l'autre parce que la sienne lui parait plus intense. Il y a beaucoup d'injustices à travers le monde et ce n'est pas en minimisant celle de l'autre que la nôtre gagnera en reconnaissance.

1 - Pierre Desproges évoqua un jour dans l'un de ses sketchs un personnage antisémite qui s'exprima comme suit :


On me dit que des Juifs se sont glissés dans la salle ?

"Vous pouvez rester. N’empêche que. On ne m’ôtera pas de l’idée que, pendant la dernière guerre mondiale, de nombreux juifs ont eu une attitude carrément hostile à l’égard du régime nazi. Il est vrai que les Allemands, de leur côté, cachaient mal une certaine antipathie à l’égard des juifs..."

lundi 8 août 2011

Une étoile filante

Je n'oublierai jamais ces deux grands yeux qui vous transpercent et semblent lire à travers vous. Je revoie cette petite fille qui tout à coup surgissait après la sonnerie d'école, son cartable dans les mains ou sur le dos. Je pense n'avoir jamais vu une petite fille aussi belle et même lorsqu'elle quitta l'école primaire, où je la croisais chaque jour, il m'arrivait de temps en temps de penser à cette princesse blonde au regard surnaturel. Charlotte est devenue une adolescente puis une jeune femme mais la vie n'a pas voulue qu'elle éblouisse plus longtemps les gens qui auraient eu la chance de traverser sa vie. Celui qui s'est donné le droit de lui fermer les yeux définitivement dit regretter, ne pas comprendre pourquoi, soudainement il fut pris de cette pulsion meurtrière. Il dit que la panique, l'alcool, sa force... Il dit ! Je n'ose imaginer l'enfer dans lequel la famille de Charlotte est plongée. Je n'ose imaginer le cataclysme qui depuis une semaine s'est emparé du cœur de sa mère dont le sourire apaisant était une vraie invitation à la discussion en attendant la sortie d'école de nos enfants. Je revoie encore cette femme lorsque je lui disais "elle est belle ta fille !", elle esquissait un sourire timide qui traduisait l'humilité d'une mère qui savait la beauté de sa fille hors norme mais trouvait peut-être inconvenant de le confirmer. A cette mère je dis : Qui a pu croiser Charlotte, ne serait-ce qu'une seule fois dans sa vie, ne peut l'oublier. C'est une triste consolation, ça n'en est même pas une, je le sais. Mais les étoiles filantes sont rares et attirent l'attention bien plus que les autres. Charlotte Antoniewicz morte à quelques jours de ses dix-neuf ans est une étoile filante. Elle est venue, elle est passée mais restera à jamais dans la mémoire de quiconque l'a croisée.

mardi 28 juin 2011

Bel été à tous !

Chers amis du blog,

Merci pour votre fidélité à mes élucubrations "blogiennnes." Nous entamons l'été et juillet pointe, comme il se doit, ses aguicheuses chaleurs caniculaires. Ce fut une année chargée à tous points de vue. Beaucoup de conférences (de Arlon à Bruxelles ), la préparation et les finitions du scénario "Les silences de Médéa" http://www.thesecretsofmedea.org/ dont le tournage est prévu en septembre (sortie : été 2012), un atelier théâtre et la rédaction d'une pièce (en collaboration avec Ben Hamidou) qui se jouera en mai 2012 , la rédaction d'un nouvel essai, la préparation d'un nouveau roman et... Trois enfants qui exigent temps et disponibilité. Bref, une pause s'impose avant un nouveau marathon dès la rentrée de septembre. Je vous souhaite donc à tous de bonnes vacances reposantes, enrichissantes, "reboustantes", vous  régénérant l'âme et le coeur et faites de rencontres belles et positives qui égailleront la nouvelle année académique dans huit semaines,  déjà !

lundi 20 juin 2011

La robe de Marylin




Marliyn, victime de son image
La robe que Marylin Monroe portait dans le film « Sept ans de Réflexion » vient d'être vendue aux enchères 4,6 millions de dollars dans une salle de vente de Beverly Hills. 4,6 millions de dollars pour un drapé blanc et une fermeture éclair. 4,6 millions de dollars soit une somme largement suffisante pour ouvrir une bibliothèque, une école et un hôpital au Darfour, au Tchad ou au Sri Lanka (je n'ose même pas rêver de cette somme pour entreprendre les travaux du sublimissime Hôtel Particulier Losseau classé mais qui tombe en ruine à Mons !!!http://www.facebook.com/home.php#!/pages/Il-faut-sauver-la-Maison-Losseau/104759216275450 )

Que va faire le propriétaire d'une telle fortune avec cette robe, fût-elle celle de Marilyn Monroe ? La regarder ? La porter en fantasmant sur le corps de celle qui s'y glissa jadis et joua les fausses effarouchées sur une grille de métro lorsque la robe s'envola au passage du train en dévoilant ainsi ses jambes ? 4,6millions de dollars... Le rêve n'a pas de prix ! Mais la raison en a, elle (la robe ne fut pas le seul objet mis en vente ce WE à L.A, d'autres objets « mythiques » ayant appartenu à Julie Andrews, Audrey Hepburn etc. ont été vendus ). La raison donc ! Imaginons : je suis riche, très riche et je suis une inconditionnelle de tel ou tel artiste. Un objet lui appartenant est mis en vente (son premier biberon, sa voiture, sa brosse à dent...) je fais l'acquisition de l'objet convoité (payé comme il se doit une petite fortune), je le ramène chez moi et puis... Chez le fan, la groupie, l'admirateur effréné ou le collectionneur frénétique il y a à faire une vraie analyse du psyché, cela répondrait à bien des questions. Dans celles que je me pose, une me taraude plus que les autres : Pourquoi ne nous est-il plus possible, à un moment donné, de voir en l'Autre qu'un être humain avec sa grandeur mais aussi ses failles ? Quand cessons nous de le percevoir comme un simple mortel pour en faire un être immortel ? Je refuse une fois encore de m'improviser psychanalyste mais est-ce une manière, en projetant sur l'autre l'immortalité, d'apprivoiser notre propre mort ? Payer des millions de dollars un objet qui n'a qu'une valeur sentimentale ne serait-il pas comparable au doudou que serre l'enfant dans ses bras, la nuit, pour se sentir rassurer avant de s'endormir ? Hollywood est un leurre, je le sais pour avoir visité les studios Universal. Rien n'est plus factice que l'usine à cinéma. Décors en carton, villages, quartiers reconstitués mais pourtant source de rêve à travers le monde pour des millions de personnes. Wisteria Lane ; factice, Jurasik Park, factice (même ma fille de 7 ans n'a pas eu peur !) Retour vers le futur ; factice...

Des étudiants me demandent parfois : « Quel est votre écrivain préféré ? » je réponds : « je n'ai pas d'écrivain préféré, il y a des livres que j'aime plus que tout mais pas d'écrivain dont l'œuvre serait à ce point parfaite qu'elle susciterait en moi une admiration sans borne». J'aime marilyn Monroe pour sa fragilité, sa candeur, sa sensibilité à fleur de peau mais je déteste cette séduction outrancière qui fit d'elle un objet sexuel déshumanisé. J'admire Christian Bale pour son charme, son charisme, ses grands talents d'acteur mais abhorre ses colères d'une grossièreté sans nom. J'aime Balsac mais déteste sa misogynie etc.

4,6 millions de dollars ! Si j'avais 4,6 millions de dollars je ne sais pas ce que j'en ferais mais je sais ce que je n'en ferais pas !





vendredi 10 juin 2011

L'amour a ses raisons...


le Baiser de l'hôtel de ville de Robert Doisneau en 1950
Le coeur a ses raisons, que la raison ne connaît point; on le sait en mille choses.


Nous disait Blaise Pascal dans ses "Pensées" (1670) en évoquant Dieu. Ce célèbre dicton est devenu aujourd'hui : L'amour a ses raisons que la raison ignore pour évoquer (pardonner ?) les erreurs commisses par amour. Est-ce aussi le cas lorsque la raison de celui qui aime est une part constituante d'un esprit hautement cultivé et critique ? Après avoir évoqué Anne Sainclair sur ma page Facebook et remit en question son soutien désintéressé à Domnique Strauss Khan, certains de mes amis facebookiens sont restés persuadés que seul l'amour dictait ses faits et gestes.

Jusqu'où une femme peut-elle aller pour l'amour d'un homme ?

Les sentimentales diront qu'il n'y a pas de frontière à l'amour, car s'il est sincère, il est absolu et sans limite. Sans limite, cela voudrait donc dire qu'il dépasse l'entendement et la réflexion. Ce qui n'est pas réfléchi ouvre les portes à tous les débordements, à toutes les outrances. Michelle Martin était-elle à ce point amoureuse de Marc Dutroux pour avoir accepté sa pédophilie meurtrière ? Idem pour Monique Olivier, épouse de Michel Fourniret ( tueur en série, principalement sur de femmes et des jeunes filles) ? Qu'en est-il d'Eva Braun, la femme d'Adolph Hitler qui accepta de se suicider avec lui le 30 avril 1945 au lendemain de la signature de leur acte de mariage ? Dans un récent article, j'ai lu aussi que de nombreuses femmes rêvaient de trouver un mari dans le couloir de la mort des prisons américaines et que le phénomène était tel, que des chercheurs tentaient de comprendre pourquoi les pires criminels recevaient tant de propositions de mariage (le plus grand nombre de proposition viendrait de Grande Bretagne et des Pays-Bas !!!) Il y a là chez l'humain et chez la femme en particulier une part de mystère qui laisse perplexe la romancière que je suis. Même s'il est objectivement possible de trouver des circonstances atténuantes à ces « amoureuses » singulières, il est subjectivement difficile de comprendre le bonheur et la joie qu'elles en retirent, somme toute, quand même, finalité de l'état amoureux. Être amoureux c'est une promesse de bonheur pour soi et le sujet de cet amour, c'est trouver en l'autre cette meilleure part de soi-même, c'est le placer sur un trône inaccessible parce qu'il est unique, inégalé et inégalable. Aimer c'est comprendre qu' « il » est, à lui seul, la concentration de tout ce que l'Homme a de meilleur. Aimer c'est comprendre pourquoi on existe et quel but donner à sa vie. Il y a en l'amour de l'admiration, de la sublimation, une attraction positive qui est d'abord et avant tout une réverbération de ce que chacun(e) recèle en lui. La fascination pour un Dutroux, un Mussolini, un Hitler, un meurtrier, un violeur ou un terroriste est un sentiment malsain qui ne peut en aucun cas être associé à de l'amour.
























































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jeudi 2 juin 2011

Le vitriol comme arme de vengeance

Quel est l'acte le plus naturel pour une femme le matin que de se regarder dans le miroir, guettant sur son visage les bienfaits ou les stigmates d'une nuit reposante ou agitée ? Pour des centaines de milliers de femmes à travers le monde, cela relève du défi. Brulées à l'acide ou au vitriol (l' acide sulfurique pur se présente sous la forme d'un liquide incolore et inodore, le vitriol, par contre, est un acide sulfurique impur)ces victimes placent désormais dans les tréfonds de leurs priorités « l'image » et l'apparence. En Inde, en Iran, au Yémen, au Pakistan ( à Islamabad, l'ONG Acid Survivors Foundation, rapporte que ces trois dernières années, les cas de 279 personnes ont été recensés dans tout le pays ) sans oublier le Bangladesh, qui utilise ce produit en teinturerie et qui détient la première place sur le podium de cette pratique perverse( lors de la dernière décennie, Acid Survivors Foundation a recensé 2800 victimes, voire aussi leur site http://www.acidsurvivors.org/ très complet ). L'acide est une arme à l'encontre de celles qui « dévient » aux lois claniques et communautaires. Un adultère, un mariage forcé contesté, des avances repoussées, un prétendant éconduit, un amoureux transi et heurté dans son amour propre, la revanche d'un clan sur un autre, des conflits de voisinage, une désobéissance quelconque et voilà ces femmes punies. En plus de douleurs insupportables (l'acide continu à détruire les tissus pendant plusieurs minutes encore après le premier contact avec la peau) elles doivent désormais faire le deuil de ce que la femme à de plus précieux dans sa féminité. Les attaques visent le visage, le dos et la poitrine, soit ce qui et le plus visible chez une femme. Même si l'Asie est le continent qui connait le plus de victimes, l'Europe n'échappe pas aux illuminésqui choisissent cette pratique pour se venger d'une femme. En Angleterre, où l'une des présentatrices vedettes de la télévision a été récemment défigurée par un homme complice de son petit ami, dans les banlieues surpeuplées des grandes villes françaises etc. Si j'évoque ce drame aujourd'hui, c'est parce que le tribunal civil de Bruxelles renvoi aux Assises l'agresseur de Carmen, une molenbeekoise aspergée au vitriol par son voisin de pallier qui la harcelait depuis plusieurs mois. Décider de placer ces hommes sur le même pied d'égalité que des meurtriers me semble juste. Il était temps !